Contes & Légendes

 

 

Les récits liés aux personnages du panthéon shintoïste font l'objet d'un autre article.

 

Contes & légendes du Japon

 

Sources : tsunagujapoan, l'internaute, mythologica, kanpai

 

Le shintoïsme et le bouddhisme inspirent amplement le folklore japonais. Les personnages surnaturels, les dieux et esprits (kami, yokai) ainsi que les autres animaux sacrés qui composent les récits sont tirés le plus souvent des deux principales 'religions' du pays.

Racontée aux enfants puis enseignée dans les classes de lettres aux étudiants, la mythologie populaire japonaise est largement présente au sein de la société actuelle. Par exemple, certaines œuvres contemporaines du réalisateur Hayao Miyazaki sont influencées par ces croyances : «le voyage de Chihiro» dépeint un Japon mythique truffé d’esprits et de monstres; quant à «Pompoko», il raconte les exploits des tanukis, chiens viverrins sacrés.

On peut également visiter à travers l’archipel des temples, sanctuaires et statues dédiés aux héros légendaires et divinités, tel que le fameux chien hachiko. Parmi les contes merveilleux les plus appréciés, on découvre la légende de Momotaro, garçon prodige né dans une pêche (momo) dont la ville de naissance serait Okayama. Aujourd’hui, le sanctuaire shintô éponyme situé à Inayama célèbre le personnage légendaire tous les ans au mois de mai.


Quelques créatures mythiques :


Le Kitsune, renard à neuf queues

C'est l'un des yokai (créature) les plus populaires du Japon. Il s'agit d'un renard très vieux qui a développé des pouvoirs magiques. On dit que lorsqu'un renard passe l'âge de 100 ans, il lui pousse une seconde queue (puis d'autres à mesure que les années passent), il devient alors un Kitsune. A l'âge de 1000 ans, il devient un Kitsune à neuf queues, extrêmement puissant. Il peut changer d'apparence et créer des illusions.

Le tanuki

C'est une sorte de chien viverrin, qui ressemble à un raton laveur, doté de pouvoirs magiques. Il est capable de changer d'apparence pour se transformer en n'importe quel objet pour jouer des tours aux humains. L'élasticité de ses testicules lui permet de nombreuses activités comme la pêche et le parachutisme. Les studios Ghibli lui ont consacré un animé, Pompoko.

La Nure-Onna

Un immense serpent à tête de femme qui apparaît près de la mer et attire l'attention en lavant ses cheveux ou en demandant de l'aide avec un faux enfants dans de faux bras. L'enfant se transforme en pierre dans les bras de l'humain qui apporte de l'aide et l'entraîne au fonds de l'eau.

L'Akashita

Une créature en forme de nuage noir aux griffes et aux dents acérées, intimement lié au jour de malchance (shahuzetsunichi).

Le Nekomata (ou Bakeneko)

Un chat aux pouvoirs surnaturels capable de projeter du feu, de faire danser les morts, de prendre possession du corps de ses maîtres ou encore de prendre forme humaine. Il dispose de deux queues.

Otoroshi

C'est une créature étrange. Son corps est recouvert de poils et seul son visage, ses crocs et ses griffes émergent de cette masse informe de fourrure. Il est le gardien des temples et se dissimule dans l'ombre près de la porte extérieure pour se jeter sur les personnes impies ou irrespectueuses des pratiques spirituelles.

Inugami

C'est un animal fantastique à l'apparence de chien, généralement invoqué par un rituel magique dans lequel un chien est sacrifié. L'esprit du chien revient avec de grands pouvoirs magiques qu'il met à la disposition de son maître. Mais il est aussi capable de posséder un être humain et de se retourner contre son maître.

Rokurokubi

Il s'agit en général d'une femme (mais pas obligatoirement), qui peut se transformer en créature dont le cou peut s'allonger à l'infini. Elle a tendance à jouer des tours aux humains et peut aller jusqu'à boire leur sang. Toutefois certaines sont bienveillantes.

Kasha

Il s'agit d'un être malveillant qui se rend aux cérémonies funèbres pour voler le corps du défunt.

Kamikiri

C'est un petit être de la taille d'un enfant avec une tête de corbeau. Il n'est pas méchant mais lorsqu'il perçoit qu'un humain est tombé sous le charme d'une créature surnaturelle, il lui coupe les cheveux par surprise. Il retarde les mariages contre nature voués à l'échec.

Kappa

Un petit être étrange entre le singe, la tortue et la grenouille, qui vit dans les rivières. Il adore la chair humaine et les concombres. Quand on veut passer tranquilement on jette des concombres dans l'eau avec le nom de la créature, qui laissera passer le généreux donateurs.

Noppera-bo

Une créature à l'apparence humaine qui a la capacité d'effacer tous les traits de son visage. Il est très effrayant mais rarement violent.

Nuppero

Un amas de chair et de graisse qui dégage une odeur de putréfaction, qui parcourt les villages et les cimetières la nuit. Il est pourtant plutôt bienveillant et manger sa chair donnerait la jeunesse éternelle

Ashi-Naga & Te-Naga

Un étrange duo de personnages dont l'un a les bras démesurés et l'autres les jambes (plus de 3 m de long). Associés ils sont extrèmement puissants et les apercevoir est un mauvais présage.

 

 

Quelques contes & légendes :

 

Si quelqu’un vous demande de raconter une histoire, que diriez-vous ? La plupart des gens ne saurait probablement pas par où commencer. Faut-il raconter une histoire traditionnelle, quelque chose que tout le monde connait, ou faut-il en inventer une soi-même ? Vous appuierez-vous sur des contes de fées et des légendes ou les mélangeriez-vous pour créer un nouveau récit?

Quelle que soit l’option choisie, il y a de grandes chances pour que votre histoire soit influencée d’une manière ou d’une autre par des récits entendus dans votre enfance et restés dans un coin de votre mémoire jusqu’à aujourd’hui.

Voici 10 contes japonais incontournables allant des légendes aux contes de fées. Les Japonais connaissent tous ces contes qui sont parfois enseignés dans des classes de langue ou de culture japonaise.


 

Momotaro

Momotaro est l’un des contes populaires le plus apprécié au Japon, ainsi que l’un des plus connu. Le nom «  Momotaro » est composé de « momo » qui signifie pêche en japonais et de «  Tarô » qui est un prénom masculin populaire au Japon. Peut-être avez-vous déjà entendu ce conte traduit sous le nom de « l’enfant né dans une pêche »

Si l’on suit la forme la plus populaire du conte (datant de la période d’Edo), Momotarô est arrivé sur Terre dans une pêche géante flottant sur une rivière. Une vieille femme sans enfant qui lavait ses vêtements la trouve et découvre ensuite avec son mari, alors que tous deux tentaient d’ouvrir la pêche pour la manger, l’enfant qui s’y trouvait. Ce dernier leur explique alors qu’il a été envoyé par le ciel pour être leur fils. Le couple l’appelle alors Momotarô.

Plusieurs années plus tard, Momotarô quitte la demeure familiale pour combattre une bande de démons qui se trouve sur une île éloignée. Chemin faisant, Momotarô rencontre un chien, un singe et un faisan avec qui il devient ami et qui acceptent de l’aider dans sa quête. Arrivés sur l’île, Momotarô et ses amis animaux entrent dans le fort des démons et se battent avec la bande des démons qui finit par se rendre. Momotarô retourne alors chez lui avec ses nouveaux amis en emportant le trésor et le chef des démons en tant que captif. Depuis, Momotarô et sa famille vivent luxueusement et sont heureux.


 

Urashima Taro

Urashima Tarô est le personnage éponyme de cette histoire qui relate l’aventure d’un pêcheur qui sauve une tortue maltraitée par des enfants. L

e lendemain de ce sauvetage, alors qu’il se trouve à nouveau en mer, une immense tortue vient à sa rencontre pour lui annoncer que la tortue qu’il avait sauvée était la fille du Dieu de l’Océan et qu’en guise de récompense il était invité à passer quelques temps dans un palais sous l’océan.

Il s’y rend et y rencontre la magnifique princesse, avec qui il passe des jours heureux sous la mer. Mais un jour, Urashima Tarô repense à ses parents et poussé par la nostalgie, décide de rentrer chez lui.

La princesse lui donne alors une boîte en lui disant de ne surtout pas l’ouvrir. Une fois retourné sur terre, Urashima Tarô se rend compte qu’il a en réalité passé plusieurs centaines d’années dans le palais sous-marin et non quelques jours comme il le pensait.

Désespéré, il oublie les recommandations de la princesse et ouvre la boîte. Une épaisse fumée en sort alors et Urashima Tarô devient un vieillard : la boîte contenait toutes les années qu’il avait passé avec la princesse.


 

Kaguyahime

Rendu populaire ou tout du moins connu dans les pays occidentaux grâce au film du Studio Ghibli, le conte de la Princesse Kaguya, aussi connu sous le nom du Conte du coupeur de Bambou, c’est un autre conte très populaire au Japon.

Il semble qu’il s’agisse du texte narratif japonais le plus ancien, mais son auteur est inconnu. Il raconte la vie de Kaguya, enfant trouvée par un coupeur de bambou dans le tronc d’un bambou qui luisait. Elle lui déclare venir de Tsuki-no- moyako, « la capitale de la lune ».

D’une beauté extraordinaire, Kaguya finit par s’attirer les faveurs de 5 princes qui pressent son père de la donner à l’un d’eux. La jeune fille leur demande alors de lui apporter un objet légendaire bien précis, disant qu’elle épousera le premier qui se le procurera.

Les trois premiers princes tentent de la tromper en lui offrant des faux, le quatrième abandonne et le cinquième meurt en tentant de trouver l’objet désiré.

L’empereur du Japon finit également par s’en éprendre mais elle refuse catégoriquement toute demande de mariage. A la suite de ces péripéties, le comportement de Kaguya se modifie et ses parents la voient pleurer pendant tout l’été.

Elle révèle finalement qu’elle n’est pas de ce monde et doit retourner parmi les siens sur la lune. Malgré la tentative de ses parents et de l’empereur pour la garder sur terre, des êtres célestes viennent la chercher et l’emportent sur la lune.


 

Kintaro

L’histoire de Kintarô, aussi connu sous le nom de « garçon doré », est un conte très populaire et connu dans tout le Japon.

Bien qu’il existe plusieurs versions de cette histoire, la plus répandue raconte les aventures de Kintarô, garçon disposant d’une force surhumaine qui grandit dans une forêt et devient ami avec de nombreux animaux vivant dans la montagne.

On peut comparer cette légende avec celle d’Hercule, dans la mythologie, ou encore avec l’histoire de Tarzan, également éduqué dans la nature et qui doit se battre contre différentes créatures.

Le conte de Kintarô proviendrait du désir des parents de voir leurs jeunes garçons grandir en faisant preuve de force et de courage, tout comme le héros.


 

Tanabata

Tanabata correspond au Japon à la fête des étoiles, célébrée au 7ème jour du 7ème mois du calendrier. Dans les faits, la célébration a lieu le 7 juillet ou le 7 août, en fonction des zones où elle se déroule.

Cette fête repose sur une légende chinoise bien ancrée au Japon. Elle provient du festival chinois Qixi et aurait été apportée au Japon au 8ème siècle. Comme tous les vieux contes, il en existe plusieurs versions mais nous retiendrons la plus connue.

La légende relate l’histoire d’amour d’Orihime (étoile de Véga) , fille du dieu du ciel et de Hikoboshi (l’étoile d’Altaïr). Déesse tisserande, Orihime se voit confier la tâche de confectionner des vêtements pour son père, ce qui l’occupe énormément et ne lui permet pas de rencontrer l’âme sœur.

Pour tenter d’arranger cela, son père lui fait rencontrer Hikoboshi. Ils tombent tout de suite amoureux et se marient peu après. Totalement épris l’un de l’autre, ils en oublient tous deux de s’adonner à leurs occupations divines et suscitent la colère du dieu du ciel qui leur interdit de se voir.

Pour s’assurer qu’ils ne dérogent pas à cette interdiction, il décide également de les séparer par une rivière infranchissable, la voie lactée.

Devant le désespoir et les pleurs du couple, le dieu leur permet finalement de se voir une fois par an le 7ème jour du 7ème mois.

Dans d’autres versions, Orihime s’éprend d’un bouvier, quitte le monde céleste et a des enfants avec lui. Le dieu du ciel finit par la retrouver et crée la voie lactée pour séparer définitivement les deux mondes et empêcher le bouvier de rejoindre Orihime. Devant les pleurs du bouvier, des enfants et d’Orihime, le dieu décide finalement de les laisser se retrouver lors de la fête Tanabata le 7ème jour du 7ème mois.


 

Bunbuku Chagama

“Bunbuku Chagama” peut se traduire par « joie débordante comme une bouilloire ».

Cette légende relate l’histoire d’un tanuki (un chien viverrin) tombé dans un piège, qui est sauvé par un homme pauvre.

Pour régler sa dette, le tanuki décide d’utiliser ses pouvoirs de transformations pour aider l’homme. Au cours de la nuit, il se rend dans la maison de son sauveur et lui dit de le vendre en tant que bouilloire, afin de se faire de l’argent.

L’homme vend donc le tanuki transformé en bouilloire (chagama en japonais) à un prêtre qui le rapporte chez lui et le met sur le feu pour faire bouillir de l’eau.

Incapable de supporter la chaleur, le tanuki fait pousser des jambes à la bouilloire et s’enfuit sous cette forme.

Il retourne ensuite chez le pauvre homme et lui propose de l’exposer dans la rue en tant que bête de foire. L’homme s’enrichit et devient très ami avec le tanuki.


 

Kachi-kachi yama

« Kachi-kachi » est l’imitation du bruit de craquement produit par le feu et « yama » signifie « montagne » en japonais. Réputée violente, cette histoire raconte comment un lièvre adopté par un vieux couple se venge d’un tanuki qui fait leur malheur.

Au cours de l’histoire, un tanuki fauteur de trouble entre dans le champ du couple et mange la nourriture du lièvre. Pour le punir, le vieil homme l’attache étroitement à un arbre à l’aide de solides cordes dans le but de le tuer et le manger plus tard.

Alors que l’homme quitte l’endroit pour aller vers la ville (ou pour couper du bois selon les versions), le tanuki supplie sa femme , qui est en train de faire des mochis, de le délivrer et lui promet de l’aider dans sa tâche.

Prise de pitié, la femme le délivre et est alors tuée par le tanuki qui veut se venger. Lorsque l’homme rentre le soir affamé et fatigué, le tanuki, grimé sous les traits de sa femme, la lui sert sous forme de bouillon et lui dévoile ensuite l’horreur de la situation une fois le repas terminé.

Désireux de venger la mort de sa maitresse, le lièvre invite alors le tanuki à aller ramasser des branches dans la forêt, en lui demandant de porter le fagot pendant qu’il ramasse les branches mortes.

Chemin faisant, le lièvre met le feu au fagot porté par le tanuki. En entendant le bruit du bois qui brule, le tanuki demande au lièvre ce qui le produit, ce à quoi ce dernier répond que cela est tout à fait normal, qu’il s’agit du son produit par la montagne à qui l’on a d’ailleurs donné le nom de « montagne qui craque ». Les flammes finissent par atteindre le dos du tanuki qui, hurlant de douleur, se jette dans la rivière la plus proche.

Voyant ici un bon moyen de torturer le meurtrier de sa maitresse, le lièvre lui fait un cataplasme censé guérir les blessures à base de piment.

A la fin de l’histoire, le tanuki défie le lièvre pour prouver celui qui est le meilleur des deux. Chacun doit construire un bateau et traverser une rivière. Le lièvre fabrique un bateau dans le tronc d’un arbre tombé tandis que le tanuki, idiot, fabrique une embarcation en glaise qui se délite dans l’eau du lac. Il meurt ainsi noyé et la vieille femme est vengée.


 

Shita-kiri suzume

« Shita-kiri suzume » signifie «  le moineau à la langue coupée ». Il s’agit d’une légende très populaire dans le folklore japonais qui montre les conséquences de l’avarice et de la jalousie.

Il existe encore une fois de nombreuses versions de ce conte. Un vieux couple s’est pris d’affection pour un moineau qu’ils ont appelé Bidori et qu’ils nourrissent quotidiennement.

Un jour leur voisine met de la fécule à sécher dans son jardin et Bidori, qui passait par là, la mange. Furieuse, la femme se saisit de l’oiseau et lui coupe la langue pour le punir.

Blessé et meurtri, Bidori s’enfuit alors dans la forêt. Le soir, de retour des champs, le coupe s’aperçoit que Bidori ne vient pas à sa rencontre comme d’habitude. Inquiets, les époux le cherchent toute la soirée et finissent par aller questionner leur voisine. Cette dernière leur raconte alors l’histoire en ricanant.

Les époux décident de partir à la recherche du moineau et sillonnent toute la région. Après de longues recherches, ils finissent par retrouver leur compagnon dans la forêt. Ce dernier les invite à passer un bon repas avec lui. Au moment de se quitter, Bidori leur dit vouloir leur leur faire un cadeau et leur présente deux malles, une grande et très lourde et une autre plus petite et leur demande d’en choisir une.

Le vieil homme choisit la plus légère, beaucoup plus facile à transporter pour quelqu’un de son âge, et retourne chez lui avec sa femme. Arrivés chez eux, ils ouvrent la malle et constatent avec surprise qu’elle regorge de richesse.

Leur voisine envieuse décide alors de rendre également visite à Bidori et lui dit être très heureuse de le revoir. Au moment de partir, Bidori lui propose aussi d’emporter une malle avec elle et la vieille femme cupide choisit la plus grosse et la plus lourde. Lorsqu’elle l’ouvre, des démons fantômes et des serpents se jettent sur elle et la dévorent.

Dans certaines versions, la femme du vieil homme coupe la langue de Bidori.


 

Issun-boshi

“Issun-boshi” relate les aventures d’un garçon de la taille d’un pouce.

L’histoire commence avec un vieux couple sans enfant qui vit seul. Malgré son âge avancé, la vieille femme désire désespérément un enfant et prie les dieux de lui en donner un, quelque soit sa taille.

Elle finit par mettre au monde un garçon mais il est en effet très petit : pas plus grand qu’un pouce. Ils appellent l’enfant Issun-bôshi, issun étant une unité de mesure d’environ 3 cm, et bôshi signifiant fils.

Malgré son incroyable petitesse, l’enfant est très bien traité par ses parents. Un jour, il réalise qu’il ne grandira jamais et décide alors d’entreprendre un voyage dans le but de trouver sa place dans le monde.

Aimant se voir comme un samurai miniature, Issun-bōshi reçoit de ses parents une aiguille à coudre pour épée, un bol à soupe pour lui servir de bateau et des  baguettes en tant que rames. Au cours de ses aventures, il devient le compagnon de jeu d’une princesse et un jour, alors qu’ils sont attaqués par un ogre, Issun-bôshi parvient à le tuer en le piquant de l’intérieur après avoir été avalé par celui ci.

En s’enfuyant, l’ogre laisse tomber un maillet magique dont se sert la princesse pour faire grandir Issun-bôshi. Ils finissent par se marier.


 

Hanasaka Jiisan

Un vieux couple sans enfant avait pour seul compagnon un chien qu’il chérissait plus que tout. Un jour, en creusant dans le jardin, le chien déterre une boîte remplie d’or.

Apprenant cette nouvelle, un couple voisin, jaloux et cupide, décide de voler le chien dans l’espoir qu’il leur déterre également un trésor. Devant le refus de coopérer de l’animal, le couple se fâche et le bourre de coups de pied.

Le chien leur indique alors un endroit où creuser mais ils ne déterrent qu’un nid de serpents. Furieux, les voisins se saisissent de la bête et la tuent.

Ils reçoivent alors la visite du vieux couple qui cherche son chien, et vient demander à ses voisins s’ils l’auraient aperçu. Ces derniers leur disent toute la vérité, sans le moindre remords, et précisent qu’ils ont enterré le chien au pied d’un sapin.

Le couple se rend à cet endroit afin d’y bruler de l’encens et y déposer des fleurs en mémoire de leur chien adoré. La nuit venue, le chien apparaît en rêve à son maître et lui dit de couper le sapin sous lequel il est enterré et d’en faire un mortier. L’homme s’exécute. Voulant ensuite utiliser le mortier pour piler du riz, il s’aperçoit que le grain se transforme en or.

Le couple jaloux veut alors emprunter le mortier mais le riz pourrit dans leurs mains. Fou de rage, ce coupe jaloux brûle le mortier et en rapporte les cendres au vieux couple en disant qu’il n’a servi à rien. La nuit suivante, le chien apparaît à nouveau en rêve à son maitre et lui demande de répartir les cendres sur certains cerisiers, qui sont morts.

Après avoir agi ainsi que le lui conseillait en rêve son chien, le vieil homme constate avec surprise qu’après avoir versé les cendres sur un vieux cerisier qui mourait dans son jardin ce dernier se couvre de fleurs comme au printemps alors qu’on est en plein hiver. La nouvelle se répand et arrive aux oreilles du seigneur de la région qui, émerveillé, couvre de cadeaux le vieux couple.

Les voisins poussés par la cupidité tentent alors de faire de même mais les cendres rentrent dans les yeux du seigneur qui les envoie alors en prison. A leur sortie, le vieux couple vertueux leur propose de partager les richesses qu’ils ont acquises et dont ils ne savent que faire. Les voisins se repentent longuement et vivent dès lors une vie charitable et pieuse.