Le samourai

 

 

 

 

Samouraï, écrit en kanji japonais

 

 

LE SAMOURAI

 

Le samouraï (ou samurai), également appelé bushi, est un guerrier japonais dont la caste a dirigé le japon féodal pendant près de 700 ans de 1192 à 1868.

 

Le mot samouraï vient du verbe japonais 'saburau' qui signifie servir. Il apparaît pour la première fois dans un texte du Xème siècle, mais est surtout utilisé au sens ou nous le comprenons maintenant après 1600 (période Edo). Il désigne une catégorie particulière de guerriers d'élite, les guerriers étant appelés 'mono no fu' dans l'antiquité, puis 'bushi'.

 

Jusqu'en 792 l'armée repose sur la conscription et est surtout composée de guerriers à pieds, mais la volonté de conquérir de nouvelles terres et la lutte contre des peuples utilisant la cavalerie va amener l'empereur à constituer une armée professionnelle et notamment un corps de cavalerie archère d'élite composé de jeunes issus de milieux aisés.

 

Après le Xème siècle le rôle de cette élite guerrière change et passe à la protection des riches propriétaires terriens des provinces contre les rapines des bandits et les agissements de leurs rivaux. Les premiers 'samouraïs' s'organisent en clans avec à leur tête des descendants de lignées impériales mineures mais se réclamant d'empereurs célèbres.

 

L'ère Heian (792 – 1192) est une période de paix prospère pour la cour impériale, mais une période d'agitations dans les provinces avec de nombreuses révoltes paysannes liées à de lourds impôts et la montée en puissance de familles de propriétaires terriens capables de recruter des armées privées. Quelques révoltes de gouverneurs et de clans samouraïs amènent l'empereur à appeler à la cour les familles de samouraïs les plus influentes afin d'assurer sa protection. Après plusieurs guerres internes de succession, le clan Minamoto met en place le premier 'bakufu' (gouvernement militaire) et Minamoto no Yoritomo devient le premier 'shogun' (gouverneur militaire) en 1192.

 

Le samouraï devient le personnage central du Japon féodal. Le samouraï sert un daimyo (seigneur féodal), et s'il est un vassal direct du shogun il est appelé 'hatamoto'. S'il ne sert aucun clan ou daimyo il est appelé 'ronin' (cf. le film avec Keanu Reaves 'les 47 ronins'). Le samouraï est l'équivalent du chevalier occidental, il reste un guerrier d'élite, à cheval, alors que les armées restent basées sur de larges troupes de fantassins recrutés parmi les paysans pour l'essentiel.

 

Pendant la période Edo (1603 – 1868), la fonction guerrière du samouraï diminue au profit d'activités de fonctionnaire, de cérémonie, et d'un intérêt pour les arts (écriture en particulier). Mais pour augmenter la valeur symbolique et se distinguer 'du commun' afin de maintenir une position d'élite reconnue, des règles strictes sont codifiées sous le nom de 'bushido' (voie du guerrier), allant jusqu'au suicide rituel 'seppuku' (connu sous le nom de 'hara-kiri', 'ouvrir le ventre'). Les jeunes garçons fils de samouraï sont éduqués de manière stricte et dure dès le plus jeune âge pour devenir samouraï à leur tour. Ils ne doivent pas connaître la peur et atteindre une parfaite maîtrise de soi. L'art du maniement du sabre, de la lutte, de l'équitation et du tri à l'arc ('kenjutsu, jujutsu, bajutsu, kyujutsu) est au centre de la formation. Le samouraï reste un guerrier d'élite même si l'honneur au combat est davantage exprimé lors de duels que sur les champs de bataille.

 

L'arme de prédilection est le katana, ou grand sabre, que le samouraï est le seul à pouvoir porter, même si d'autres armes (environ 40) peuvent être utilisées. Une section est consacré à ces armes et une autre en particulier au katana.

 

L'armure est le 'yoroi' et couvre le combattant de la tête (casque = 'kabuto') aux pieds tout en favorisant autant que possible sa mobilité (plaques articulées).