Un peu d'histoire

 

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HISTOIRE DU JAPON

L'essentiel en résumé

 

Le Japon est un archipel, constitué principalement de 4 îles, et son espace géographique est donc facilement identifiable.

 

Son histoire commence à la fin de l'ère glaciaire (vers 10,000 avant JC environ) et est marquée par plusieurs points importants :

 

  • Un empire (fondé en -660 selon la légende), mais avec un en fait un duo d'acteurs majeurs : l'Empereur et le Shogun (gouverneur militaire)

     

  • Un relatif isolement par rapport au reste du monde (relations avec la Corée et la Chine, introduction et adaptation du Bouddhisme, ouverture / fermeture sur l'Occident)

     

  • Une chronologie historique sous forme d'une succession d'ères qui portent le nom des différents empereurs, avec 14 grandes périodes traditionnelles

     

Chronologie des grandes périodes :

 

 

 

HISTOIRE DE KYOTO

Version courte

 

 

Même si Tokyo est la capitale du Japon et, surtout, le centre économique du pays, Kyoto reste pour le peuple japonais la «capitale» culturelle de l'Empire du Soleil levant. Une promenade les rues de Kyoto permet de comprendre la richesse du patrimoine nippon conservé dans cette cité. Il y a au total, comptabilisés par le ministère du tourisme japonais, au moins 1600 temples Bouddhistes Zen, 400 sanctuaires shintôs et 200 jardins sacrés dans la ville. On y trouve 20% des trésors nationaux de l'archipel et 17 lieux classés au patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO. Kyoto est une ville-musée ouverte aux visiteurs du monde entier.

 

Kyoto est la vitrine du Japon ancien, élégant, esthétique, historique, religieux et impérial. L’ancienne capitale fascine, en occident comme en orient, depuis plusieurs siècles déjà. Certains considèrent que Kyoto est un voyage qui se suffit à lui-même, qu’elle serait à elle seule une raison suffisante pour venir au Japon.

 

Les temples de bois, d’or et d’argent, les jardins zen, mais aussi les geikos (nom local des geishas, et leurs apprenties, les maikos), petites échoppes et rues pavées pittoresques, sans oublier les spécialités culinaires typiques du Kansai (ville principale Osaka avec son aéroport international et ses 19 millions d'habitants), telles que le sukiyaki, le shabu-shabu (fondues de bœuf et légumes) ou encore l’okonomiyaki (crêpe salée), sont autant d'images qui viennent à l’esprit à l’évocation de Kyoto, cœur historique, spirituel et culturel du Japon.

 

Kyoto (littéralement «ville capitale») est une donc une ville de la région du Kansai, au centre de l'île principale de Honshu. Elle fut de 794 à 1868 la capitale impériale du Japon pendant plus de 1000 ans, sous le nom de Heian-kyo ("Capitale de la paix et de la tranquillité"), puis sous son nom actuel. Elle est aujourd'hui la capitale de la préfecture de Kyoto avec une population d'environ 1,5 million d'habitants.

 

On a trouvé des traces de peuplement humain au Japon remontant à plus de 50000 ans de type chasseurs-cueilleurs, puis des traces de peuplements sédentaires avec des ouvrages en poterie après la période glaciaire et au cours de la période dite Jomon avant JC. Mais la région de Kyoto ne fut peuplée qu'à partir du VII ème siècle par le clan Hata venu de Corée. Au cours du VIII ème siècle, voulant s'éloigner de l'influence du clergé bouddhiste jugée trop importante au sein du gouvernement impérial, l'Empereur prit la décision de déplacer sa capitale depuis l'actuelle Nara (50 Km plus au sud) vers une autre région.

La nouvelle ville, Heian-kyo (littéralement. «la capitale de la Paix») devint le siège de la cour impériale en 794. Plus tard, la ville fut rebaptisée Kyoto («la ville capitale») et développa deux quartiers spécifiques : le quartier où se situait le palais impérial et la cour, et le quartier où le shogun Yoshimitsu Ashikaga plaça en 1378 sa résidence dans le 'Hana no Gosho' (ou Muromachi-dono, Karasumaru-dono) du quartier de Muromachi. Cela donnera par ailleurs le nom de la Période Muromachi de l'histoire de l'archipel. Le shogun se fit également construire le Pavillon d'Or (Kinkaku-ji) dans le nord de la ville. Par la suite, la ville fut véritablement dévastée par les armées lors de la guerre d'Onin, abandonnée en grande partie par ses habitants et livrée au pillage de 1467 à 1477. En 1489, le shogun Yoshimasa Ashikaga se fit construire l'une des merveilles architecturales du Japon : le Pavillon d'Argent (Ginkaku-ji) à l'est de la ville, qui voulait rivaliser avec le Pavillon d'Or construit par son grand-père Yoshimitsu Ashikaga. L’ère Muromachi prend fin avec la guerre d’Onin, qui verra Oda Nobunaga chasser en 1573 le dernier shogun de la lignée Ashikaga d’un Kyoto ravagé par des décennies d’affrontements. S’ouvre alors l’ère de Momoyama, qualifiée de "renaissance" durant laquelle Toyotomi Hideyoshi, neveu et successeur de Nobunaga, rendra son éclat à Kyoto. L'avènement du shogunat Tokugawa en 1600 fit perdre à Kyoto son rôle de centre politique et administratif au profit d'Edo (ce qui donnera le nom de la période suivante, l'ère Edo), lieu de résidence des shoguns. Toutefois, Kyoto resta la capitale impériale du Japon jusqu'au transfert de la résidence de l'Empereur à Edo en 1868, lors de la restauration de Meiji. Après qu'Edo fut rebaptisée Tokyo (signifiant «la capitale de l'est»), Kyoto fut connue peu de temps sous le nom de Saikyō («la capitale de l'ouest»).

Epargnée par les bombardements de la Seconde guerre mondiale, Kyoto échappa de peu à la destruction atomique, car la ville figurait en tête des cibles désignées par le comité des objectifs américain. La ville fut finalement rejetée à la suite de l'intervention du secrétaire d'état des la guerre des Etats-Unis Henry Lewis Stimson et de conseillers, dont le Français Serge Elisseeff, qui connaissaient la richesse culturelle de la ville, et estimèrent que sa destruction serait un obstacle grave à une réconciliation ultérieure avec le Japon.

Les monuments historiques de l'ancienne Kyoto (villes de Kyoto, mais aussi Uji et Otsu en bordure du lac Biwa) ont été inscrits au patrimoine mondiale de l'UNESCO en 1994. En 1997, Kyoto accueillit la conférence qui donna naissance au Protocole de Kyoto sur le climat.